BIOFILMOGRAPHIE

 

J’ai grandi en province, près d’Avignon, et quand j’étais gamin je passais le plus clair de mon temps à dessiner. Plus tard au lycée, au lieu de prendre des notes je couvrais mes cahiers de dessins, de caricatures de profs et de tout ce qui pourrait me servir à faire rire les copains…autant dire que je n’étais pas un élève modèle. Malgré tout, cela ne m’a pas empêché d’avoir mon bac à 17 ans (un bac A3, option -arts plastiques et histoire de l’Art-) et d’obtenir la meilleur note de l’académie en histoire de l’Art. 

 

Mon bac en poche, au moment de choisir “ma voie”, je me suis dit que “peintre ça devait être vachement dur comme métier” alors je suis parti à l’Université de Lettres et Arts de Montpellier pour étudier… Le Cinéma ! J’étais très motivé, j’avais envie d’écrire, de tourner, d’apprendre mais j’ai vite été déçu de constater que l’enseignement universitaire était essentiellement théorique. Impatient de découvrir comment on faisait un film, j’ai trouvé un stage sur le tournage d’un long-métrage à Paris pendant les vacances d’été : “Le fils du Mékong” une comédie de François Leterrier avec Jacques Villeret et Tchee. C’était fantastique pour moi, même si le job de stagiaire-régie est parfois bien ingrat ! C’est vraiment là que j’ai appris…à faire des photocopies, ventouser une avenue sans matériel adequate, décharger un camion au milieu de la circulation et surtout les bases du métier car je me suis rapidement débrouillé pour me rendre utile sur le plateau où je pouvais observer tous ces métiers que je découvrais. Ainsi j’ai été engagé pour travailler avec l'équipe machinerie. C’était chouette d’avoir ma place "à la face" et de faire le clap pour chaque plan du film ! On tournait en 35mm, avec une magnifique caméra Panavision, je me sentais totalement dans mon élément entre les acteurs, les techniciens et l'équipe de production. C'était pour moi, le paradis !

 

Quand je suis rentré à Montpellier, la fac me semblait bien fade à côté de ce que j’avais vécu. Je me suis mis à écrire un dialogue pour m’exercer au “champ/contre-champ” et ce simple dialogue est finalement devenu une pièce de théâtre, écrite quasiment d’un jet. Je l’ai monté avec des jeunes comédiens dans le cadre de l’Atelier Théâtre de l’Université puis “Les oranges bleues” a ensuite été représenté à Avignon pendant le Festival, en juillet 1992; je n’avais pas encore 20 ans et j’avais mes premiers articles (plutôt très enthousiastes) où j’étais cité comme “le plus jeune metteur en scène du festival”. En aout 1992, c’est un peu sur un coup de tête mais avec la joie au coeur que je suis partis “vivre à la capitale” pour faire du Cinéma.

 

Un an plus tard, et des petits boulots plein le dos (livreur Franprix, enquêteur téléphonique, distributeur de tracts etc…), je décidai de monter ma boite de production “Les films de l’orange bleue-SARL” pour produire “Trou de balle”, mon premier court-métrage: un plan séquence fixe de 5 minutes en 16mm noir et blanc, avec Pascal Vincent (qui deviendrait quelques années plus tard l’un des “Robins des bois”). Résultat plutôt satisfaisant car "Trou de balle", après plusieurs sélections et prix en festivals, fut acheté par Canal+ plus cher que ce qu’il avait coûté. Une première expérience très encourageante…!

 

J’ai alors enchainé avec la production et la réalisation d’autres courts-métrages, puis j'ai eu l'opportunité de réaliser des clips, dont mon premier pour Tarkan “Simarik” fût gros carton ! Le clip “coup de coeur M6” passa sur toutes les chaines pendant des semaines, en boucle. Pourtant, même si ce succès me permit de me faire une petite  place de réalisateur de clip,  j’eu quand même envie de revenir à des projets plus personnels, plus cinématographiques. De retour à Avignon je me mis à m'intéresser aux modes d'expressions alternatives. Nous avions créé un atelier de théâtre de recherche avec un ami comédien chilien, et cette énergie si singulière m'inspira "Soleils divers", un film expérimental sans dialogue, tourné en super 8 mm, auto-produit et tourné de façon “sauvage” entre Avignon et la Camargue. Ce film d'1h05 dans sa version originale attira l'attention du réalisateur anglais Adrian Lyne ("Flashdanse", "Liaison fatale", "Neuf semaines et demi", "L'échelle de Jacob" etc...), une rencontre exceptionnel en forme de "masterclass privée" dans sa maison du sud de la France. Après remontage, la version de 45 minutes fut sélectionnée à Locarno, au Caire, à Istanbul et New York où j'eu même le privilège de montrer mon film et de diner quasiment en tête à tête avec le grand Ben Gazzara. Bref, une aventure fantastique pour un film expérimental !

 

C’est quelques mois plus tard que, totalement fauché, je fus engagé au service des bandes-annonces de Canal+ (c’était en 1999 je crois). À cette époque j’avais pour mission de tourner des teasers pour les films. J’ai le souvenir du teaser que j’avais réalisé pour Blair Witch, dans le bois de Boulogne. Ça avait plutôt bien marché pendant quelques années mais…la crise est arrivée, Alain De Greef est parti et la nouvelle équipe à coupé tous les crédits de mes tournages. Alors moi aussi, je suis parti…

 

Après, je dois avouer que j’ai eu une période assez difficile. Une traversée du désert “aller”.

Puis je suis remonté à la surface grâce à un projet de film qui s’est très bien enclenché mais qui est finalement tombé à l’eau après 5 ans de travail, d’espoir et de rebondissements. À ce moment là, j’avoue que je me suis dit que j’aurais mieux fait de continuer à peindre…

 

Heureusement, comme l’avait remarqué Bernard Bolzinger (le directeur de production des premiers films sur lesquels j’avais été stagiaire) j’étais vraiment du genre “bernique” (oui, ces coquillages qui s’accrochent au rocher et qu’on arrive pas à décoller) et quelque chose en moi ne voulait pas laisser tomber. J'ai pensé “pour faire un film j’ai juste besoin d’une caméra, d’une histoire et d’une bonne bande d’acteurs, non ?” alors j'ai fermé les yeux et je me suis recentré sur mon désir le plus viscéral : filmer l’émotion, filmer les gens, filmer la vie dans ce qu’elle a de plus brute, de plus simple et de plus poétique. J’ai choisi des acteurs que j’avais vraiment envie de filmer puis après quelques “expériences collectives autour du silence”, nous nous sommes lancés dans la fabrication d’un film assez singulier mais que j’aime particulièrement : “Les éléphants” mon premier long-métrage, entièrement auto-produit. Labellisé Art et essai par l’AFCAE. 

 

Nous avons fabriqué ce film grâce à une énergie et un désir collectif formidable ! “Les éléphants” a été sélectionné à Palm Springs et dans la foulée, un jeune distributeur s’est lancé dans l’aventure et mon film est sorti au cinéma le 19 février 2014. Un miracle. L’occasion pour moi de faire de nombreuses rencontres avec le public. Une expérience humaine et artistique inoubliable.

 

Aujourd’hui je développe de nouveaux projets, je me sens plus “jeune” et plus créatif que jamais. Evidement, je n’ai qu’une hâte…embarquer à nouveau !

Long-métrage LES ÉLÉPHANTS - Sortie nationale le 19 février 2014
Scénario, réalisation, production, image et montage de ce premier long-métrage “indépendant” distribué par La Vingt-Cinquième Heure et sélectionné au Palm Springs International Film Festival 2013. Les Éléphants a obtenu le label Art & Essai de l’AFCAE.

Corporate et Institutionnel 2425 Production / Dacor Production / Tulipes & Cie / Bridges depuis 2002

Films de commande pour diverses sociétés de la mode, du luxe (Biotherm, Lancôme, Chanel, Longchamps, Ruinart) et de l’Industrie Aéronautique (Safran, Snecma, Sagem) ou encore BEL, La Société Générale, EDF, RTE etc... avec une direction de plus en plus affirmée pour les films à caractère TEAM BUILDING. Notamment “Women’s Viewpoint” (2425production/Safran) Prix du meilleur film institutionnel au Festival du Film Aéronautique “Des étoiles et des ailes” 2013 et Prix de la meilleur réalisation au festival Films & Company 2015.

Documentaire “Le grand Michel” – LGM - Panorama Films - 2011

Réalisation, entretiens et montage d’un film sur Michel Legrand / Backstage dans le cadre de 3 soirées spéciales organisées à la Salle Pleyel (HD - 52’)

Émission TV “Les chéris d’Anne au Murano” - PVO (P Vaillant Organisation) - 2010 - 2011

Programme de divertissement présentée par Anne Roumanoff et diffusé sur NRJ12, NRJ Paris, TV5. (44x52’)

 

Court métrage  “La balade d’Alice” - La Terre Tourne / Same Player – 2007
Écriture et réalisation. (HD - 12’30)
Sélectionné à Palm Springs (USA), Ebensee (Autriche), Capalbio (Italie), Goa (Inde), Balchik (Bulgarie), Istambul, Manchester, Avignon etc...

 

Moyen métrage “Soleils divers” - Les Films du Requin – 2003

Écriture, réalisation, image et montage. (Super 8 mm - 46’)

Sélectionné à Locarno, Le Caire, New York, Rome. Prix SCMF (Meilleur musique de film)

MusicVidéo - AmaganSet/La Pac - Opposite design - 1998 - 2000

Clips pour Universal, Sony, Polygram et Virgin (tournés en 35 mm)

Notamment “Simarik” de Tarkan (Coup de coeur M6), “Brazilia Carnaval” de Janeiro Verde (clip de l’été 2000 pour M6).

 

Court métrage “En attendant bébé” - Les Films de l’Orange Bleue – 1994

Écriture, production et réalisation (35mm - 12’30).

 

Court métrage “Trou de balle” - Les Films de l’Orange Bleue – 1993

Écriture, production et réalisation (16mm - 5’).
sélectionné à Cork, Hamburg, Namur, Nevers etc...
Prix spécial du jury au French-American film workshop (Avignon) Acheté par Canal+

Auto-Promo Canal+ (service des bandes-annonces) - 1999 - 2003
Réalisation d’une centaine de teasers et bandes-annonces, dont tournage des teasers des films et évènements “The Blair witch project”, “La nuit des oscars”, “La momie”, “Les oscars du foot”, la série “H”...

 

Performance L’expérience du silence Le Centquatre - 2013
Expérience organisée dans le cadre de l’exposition d’Art contemporain “Jeune création”

Théâtre Les oranges bleues Festival Off d’Avignon - 1992 Ecriture et mise en scène

FORMATION

Université Paul Valery Montpellier - DEUG Cinéma - 1992

Monteur AVID, Première & Final Cut Pro

MONGOLFIER